1. Le dessert de la cantine (solution)

A partir de 7-8 ans (mais ce n’est qu’une indication).

1.1. Mise en scène

Q1 :

Pourquoi ne pas mettre les desserts sur la facebook de Facebook de l’école et compter les like ?

Q2 :

Les parents likent aussi ! Il suffit de ne pas les compter.

Je suis pas sûr que le verbe liker soit accepté par l’Académie Française. Le dictionnaire Larousse semble accepter le mot like.

Q3 :

Le cuisinier a remarqué que les parents votent plus tard que les enfants car ils votent en cachette. Les élèves votent plus souvent à l’heure de la récréation quand le cuisinier leur rappelle de voter car c’est le dernier jour, c’est-à-dire jeudi.

Q4 :

L’élève vote souvent le matin pendant les cours. Il a un pseudonyme mais ses amis, pas toujours. C’est comme ça que le directeur a su que c’était un élève et qu’il votait pendant les cours.

Q5 :

Une application pour smartphone.

Q6 :

L’application enregistre beaucoup d’informations si les élèves ont autorisé cette collecte de données. Le directeur sait alors beaucoup de choses comme l’heure à laquelle l’élève regarde son téléphone pour faire ses devoirs.

Q7 :

La question n’a pas encore de réponse précise et tous les pays n’ont pas la même réponse. Les Etats-Unis sont plus permissifs que la France à ce sujet. Il n’y a pas de réponse parfaite. Dans le cadre de l’école, si l’application téléphone vous demande explicitement l’accès à vos données, vous êtes conscient que vos données sont stockées et probablement uilisées par le concepteur de l’application. L’application téléphone vous fournit un service gratuit mais demande en échange la possibilité d’utiliser les informations que vous lui laisser. Il faut d’abord être conscient de comment les données peuvent être utilisées. Les données sont utiles mais elles contiennent un peu de votre intimité.

Q8 :

Il n’y a pas plus de réponse précise qu’à la question précédente mais on peut apporter quelques nuances. Que pensez-vous des deux cas suivant :

  • Le directeur sait qu’un élève précis se connecte à 11h du soir régulièrment.
  • Le directeur sait que quelques élèves se connectent à 11h du soir régulièrement mais il ne connaît pas leurs noms.

La première information permet s’adresser directement à la personne. La seconde est plus incertaine : le directeur pourra s’adresser à l’ensemble de la classe en espérant que les personnes concernées saisissent le message. Ou alors, il pourrait aussi interdire l’accès aux devoirs après 23h, afficher un message « allez au lit » après 23h… Malgré tout, il reste un dernier cas qu’il faut envisager :

  • Le directeur sait qu’un élève précis se connecte à 11h du soir régulièrment mais il fait croire à tous les élèves qu’il ne peut pas savoir qui.

Pourquoi on a l’impression que les données ne sont pas dangereuses ?

On fournit des résultats toujours agrégés. On ne se voit jamais dans un tableau de chiffres car on y est noyé avec tout le monde. Mais on existe quelque part de façon unique dans un immense tableau de données. A partir de ce tableau, on peut calculer :

  • le taux de chômage dans votre ville
  • le taux de chômage dans votre quartier
  • le taux de chômage dans votre pâté de maison

Ce sont toujours des données agrégées mais on finit par savoir beaucoup de choses. Donner accès à vos données devrait s’appuyer sur une relation de confiance. L’inconvénient aujourd’hui est qu’il est très difficile aujourd’hui de récupérer ses données : faire en sorte que la personne ou la société qui les détient vous les rende et les efface. La science fiction s’est depuis longtemps emparée de ce sujet. Les scénarios ne sont pas tous des scénarios catastrophe mais invitent à la réflexion.