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Est-ce plus facile quand on est plus grand ?

2016-10-22

Dans le cadre de la CodeWeek, j’ai animé un atelier (Algorithmes et dessins - Le Touquet - 18 octobre 2016). Après un exercice, j’explique aux enfants que j’anime presque le même atelier avec mes étudiants de 20 ans à l’ENSAE. Une fille me répond et me dit avec peu d’assurance que ce doit être plus facile pour eux. Est-ce vraiment plus facile de comprendre les algorithmes quand on est à l’université ? Je n’en suis pas persuadé et c’est ce que je réponds. A l’université, les étudiants savent plus de choses, savent s’appuyer sur la solution d’un exercice similaire mais comprendre n’est pas forcément plus facile quand on est plus grand. Ma réponse a laissé mon interlocutrice quelque peu circonspecte. Deux jours plus tard, je raconte cette histoire à un de mes étudiants de 20 ans. Il prend le temps de réfléchir et finit par acquiescer. Non, ce n’est pas forcément plus facile. Les enfants de 20 ans ont sans doute plus l’habitude de réfléchir pendant une longue période qu’un enfant de 10 ans. C’est peut-être là la difficulté.

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Livres sur les mathématiques

2016-10-01

Qui a eu un jour un cours d’histoire des mathématiques ? C’est bien le problème de cette science qui produit des résultats éternelles. Les autres, physique, chimie, biologie, s’appuient sur des modèles qui restent vraies tant qu’un autre modèle ne vient les supplanter. Mais surtout, on retient les théories physiques ou chimiques car elles ont souvent influés sur le cours de l’histoire. Pourtant, il y a plein de choses à découvrir dans l’histoire des mathématiques et j’ai bien aimé le résumé proposé par Mathématiques de Bertram Maurer.

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Les livres de maths font très peu référence à l’histoire des théorèmes et des algorithmes qu’ils exposent. C’est le cas des deux livres suivant qui parlent d’algorithmes mais pas de leur histoire.

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Tutoriels sur Scratch

2016-09-20

On m’a fait découvrir Magic Makers qui proposent des ateliers de programmation sur toute l’année et pour tous les âges. J’avoue que j’aimerais bien assister à ceux qui touche à Arduino. Les tutoriels sur Scratch sont très bien faits.

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Lire et relire la même histoire

2016-08-28

J’écoutais l’émission Comment travaille-t-on avec les enfants à partir des contes ? sur France Inter aujourd’hui. Dans la seconde moitié, la psychanalyste invitée aborde le fait que les enfants redemandent toujours et toujours la même histoire. Au premier abord, j’ai été un peu surpris car j’ai beaucoup raconté d’histoires sans livre à mes petits frères et soeurs et ils ne semblaient pas s’en lasser. Après réflexion, je me suis aperçu que je faisais la même chose en repassant les mêmes séries télévisées ou les bandes dessinées. Je ne relis jamais les livres mais j’en parle avec beaucoup plus de passion. Les relire revient à confronter... Je rêve quand je lis. Ce que je lis la première fois est rarement ce que je lis la seconde. Je regarde distraitement les films. Ce sont des sachets de thés. Ils sont sans détour à la première projection. L’infusion commence une fois qu’on a quitté la salle. Le livre infuse tout de suite. En écoutant cette émission, je me suis dit que j’allais figer l’histoire que j’ai racontée à ma nière il y a quelques jours. J’ai tout figé de travers mais l’esprit de l’histoire demeure. Je repense aussi à ces étudiants qui me disaient lire mes histoires en cours plutôt que de m’écouter parler d’informatique. J’aime bien cette métaphore du sachet de thé qui infuse.

C’est l’histoire d’un éléphant qui voulait se couper les ongles. L’éléphant est coquet, ses pieds le démangent. Il déambule dans la jungle et discute avec ses congénères. Non personne n’a jamais fait ça. Personne n’en jamais eu besoin. Quelle idée ? Il continue son chemin la trompe légère qui l’emmène toujours un peu plus loin. Il atteint bientôt la rivière toujours avec l’envie de se couper les ongles et n’a toujours pas la moindre idée de comment faire. Il n’a pas de ciseaux, n’a qu’une vague idée de c’est. Et ses ongles lui paraissent terriblement loin. Il les a vus pour la première fois la semaine dernière en courbant la tête très fort. Il a découvert des ongles trop longs et personne n’avait osé lui dire. Lui qui voyait toujours les ongles des autres venait de se pencher sur les siens. A la rivière, un crocodile l’attendait à qui il expliqua rapidement son dilemme. Le crocodile lui proposa de donner un coup de dent. Tout heureux l’éléphant le rejoignit dans l’eau. Bublbublbubbule. Que dis-tu crocodile ? Ce dernier releva la tête. Soulève tes pieds ! Ils sont dans la vase. Ah d’accord. Et l’éléphant leva le pied. Deux secondes plus tard, il poussa un hurlement. Aaaaah mais tu m’as arraché le pied ? Il sortit vite de l’eau. Le crocodile s’excusa platement. Il était difficile de voir sous l’eau et il chuchota pour lui-même qu’il avait eu un petit creux.

L’éléphant reparti bien vite et faillit renverser une gazelle qui passait par là. Fais attention mon ami ! Désolé... Un peu choqué il prit quelques secondes pour inspecter ses pieds. Ils étaient toujours là même si on y voyait une étrange marque de dents. La gazelle qui l’observait le trouvait un peu stupide. Elle remarqua aussi le petit zigzag qui saignait un peu. Qu’as-tu là mon ami ? Je voulais me couper les ongles et j’ai accepté l’aide d’un crocodile répondit-il. La gazelle ne voulait pas pousser plus loin la conversation car elle avait peur des crocodiles. Pour se montrer gentille et oublier ces gros lézards tranchants, elle lui proposa de lui limer les ongles. Lève ta jambe pachyderme, je vais y frotter mes cornes. L’éléphant, un peu surpris, ne bougea pas tout de suite. Il pensait qu’elle voulait le soigner. Mais non lève la jambe idiot que je puisse te limer les ongles répéta-t-elle. Il obtempéra en pliant le genou. Je ne sais si vous avez vu un jour un éléphant tenir sur trois pattes. Moi jamais. Et cet éléphant ne fit pas exception. Il leva la jambe de dix centimètres, de vingt puis de trente puis plus haut. La gazelle ne semblait jamais contente et lui demandait toujours plus haut. Il arriva ce qui arrive toujours aux grands animaux qui ne courent jamais. La gazelle l’effleura à peine et il tomba avec grand fracas. Une nuée d’oiseaux prit peur et s’envola. La gazelle s’enfuit très vite. L’éléphant avait failli l’écraser.

Un coucou qui était dans les parages se réjouit de ce petit incident. Il avait vu l’incident et ne voyait aucun danger. Il en profita pour visiter quelques nids et gober quelques oeufs. Une fois repu, il tint à remercier ce gros éléphant bruyant. Coucou dit-il. L’éléphant presque remis sur ses pattes fut encore une fois pris de court. Il faut dire qu’il était tombé sur un arbre qui s’était effondré aussitôt. Il avait des bleus partout. Le coucou était prêt à repartir. Le silence l’incommodait. Coucou dit l’éléphant. Le coucou eu un petit peur. Quand un éléphant dit coucou avec sa trompe, ça ressemble à une trompette qui renifle. Que t’arrive-t-il ? dit le coucou. L’éléphant, un peu groggy, alla à l’essentiel. Il dit qu’il voulait se couper les ongles. Le coucou était très surpris. Il devait son festin à un éléphant qui était tombé sur la tête. Il faut être fou pour se couper les ongles quand on a besoin de s’agripper. Il voulait quand même le remercier et il lui demanda de ne pas bouger. Il alla vers une patte arrière car il se dit que celles-ci bougeraient moins que les autres et il commença à tapoter les ongles de l’éléphant avec son bec. Il tapa pendant six minutes et ne réussit qu’à tailler des pointes dans les ongles de l’éléphant. Un peu frustré de ne pas y arriver, il se mit à piquer un peu partout. L’éléphant qui se n’y attendait pas eut très mal et se mit à courir aussi loin qu’il put. Décidément il n’avait jamais eu aussi mal que depuis qu’il avait décidé de se couper les ongles.

Sa course l’amena à une maison qui lui parut très paisible. Fatigué, il but toute l’eau de la piscine qui avait un drôle de goût et s’endormit sur la terrasse avec un gros mal de ventre.

Maman il y a un éléphant sur la terrasse. Qu’est qu’on va faire? Mais non ce n’est pas possible répondit sa mère qui ne se leva même pas pour vérifier l’histoire de sa fille alors que celle-ci décidait tout simplement de suspendre un hamac entre les deux cornes. Elle s’endormit à son tour. Lorsqu’il se réveilla, l’éléphant avait moins mal mais il avait mal aux cornes. Il essaya de se lever mais sa tête était vraiment très lourde.

Maman cria une petite voix devant lui. Une femme affolée devant lui essayait de l’attraper. Une autre se tenait à une de ses cornes. Tout cela faisait beaucoup et il perdit l’équilibre. La petite fille en profita pour descendre et reprendre son hamac. Avec sa mère, elle se refugia dans la cuisine. L’éléphant essaya de se relever. C’était dur. Il avait mal aux pieds. Il s’aperçut qu’il n’avait plus d’ongles. L’eau devait être empoisonnée. Il ne voyait pas d’autre explication. Il partit aussi vite qu’il put, c’est à dire à reculons car il avait trop mal pour marcher en avant. Au bout d’une journée, il s’affala dans l’eau pour calmer ses pieds enflés. Il avait mal partout. Depuis ce jour, plus aucun éléphant ne veut se couper les pieds mais c’est parce que les mamans éléphants demandent au vieil éléphant sans ongle de raconter son histoire à tous leurs enfants.

De l’autre côté, la maman de la petite fille n’était pas contente du tout car sa fille refusait de se couper les ongles pour les avoir aussi longs que ceux de l’éléphant. Elle ne pouvait même plus mettre de chaussures.

Il faut être pris pour être appris.

Cette phrase ne devrait plus avoir aucun secret.

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L’arithmétique du Grand-Papa

2016-08-17

Mon père n’a jamais vraiment bien compris les mathématiques et je pense qu’il n’en a retenu que la dimension poétique. C’est ainsi qu’on trouve dans sa bibliothèque un livre fabuleux pour découvrir ce que sont les mathématiques : L’arithmétique de Grand-Papa de Jean Macé. Ce professeur n’a cessé d’écrire des histoires pour aborder des thèmes scientifiques. Grand-Papa aborde dans son premier chapitre le système de numération en base 10 au travers d’une histoire de deux frères espiègles, tout aussi différents que complémentaires, qui ne savent compter que jusqu’à 10. Chaque histoire et courte tiendra lieu de l’histoire du soir. Et si vous êtes curieux, vous irez découvrir toute la collection.

2016-09-09 : j’ai fini par terminer ce livre avec quelques autres. L’approche du premier chapitre est intéressante. J’ai un peu calé sur les opérations numériques. L’auteur dépeint minutieusement la façon de faire une division sans s’appuyer sur une idée éclairante comme la première.

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Faire un circuit sur plage

2016-08-01

Votre enfant vous demande pour la énième fois de traverser une route sur la plage ? Le plus simple est de le poser assis sur une serviette puis de le tirer en zigzag. La route est faite en quelques secondes. Pour peu que la plage soit en pente, on peut facilement tracer une piste de bobsleigh et y faire rouler un ballon.

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Donald au Pays des Mathémagiques (1959) - Walt Disney

2016-08-01

Découvert ou redécouvert, Donald au Pays des Mathémagiques illustre la présence des mathématiques au quotidien.

Cité par Cédric Villani dans Les Rêveurs Lunaires.

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Cédric Villani : il faut apprendre la programmation à 10 ans

2016-07-17

Une interview de Cédric Villani est parue début juillet : Je ne suis pas certain que l’éducation nationale saisisse les enjeux de l’enseignement de l’informatique. Il y parle de l’apprentissage de la programmation à l’école. Quelques extraits :

L’objectif premier de cet enseignement n’est pas de former des informaticiens, c’est de former des citoyens conscients de ce qu’est l’informatique, des mécanismes de pensée et des évolutions de pratiques que cela suppose. Et de découvrir un art qui a emmené l’humanité sur les chemins d’une révolution.

[...]

Des tablettes, les élèves en ont à la maison ! Savoir se servir d’une tablette, ce n’est pas cela l’enjeu : un enfant un tant soit peu curieux apprendra cela tout seul, sans aide. En éducation, l’enjeu, c’est d’apprendre à penser, ce qui est bien plus difficile.

[...]

Si le programme ne fonctionne pas, c’est qu’il est faux ! Alors qu’en maths, si votre démonstration est fausse, vous n’avez guère de moyens de le voir par vous-même, vous avez besoin du regard de l’enseignant.

Enfin, un dernier extrait qui va dans le sens de ce site :

Évidemment, l’informatique se fait majoritairement sur un ordinateur. Mais ce qui compte, c’est la démarche de l’algorithmique, de la mise en programmation de la réflexion structurée, à laquelle on peut s’initier, même sans ordinateur.

Pour paraphraser, les meilleures séances de programmation sont celles que je passe au soleil, les yeux fermés à réfléchir à un algorithme. La suite, où on programme, n’est pas nécessairement plus courte, et c’est là qu’on découvre parfois des petits détails qui nous avait échappés et qui nous oblige parfois de retourner au soleil. On apprend beaucoup dans ces moments-là.

Pour finir, une référence vers un site pour apprendre à programmer : 1, 2, 3, Codez !.

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Atelier coding octobre 2015 au college du - Coding & Bricks

2016-07-07

En octobre dernier, je participais à une table ronde à Dunkerque : Big data : quels enjeux et quels risques ?. tandis que le matin, je redécouvrais les legos qu’on peut programmer.

Deux groupes d’enfants ont suivi l’atelier chacun pendant un peu plus d’une heure. J’ai dû expliquer ce qu’est un langage de programmation et j’ai comme souvent choisi deux directions différentes et il n’y en a qu’une qui a retenu leur attention.

On apprend plusieurs langues à l’école pour échanger avec plus de monde. Et les machines ont aussi leur langage. Il faut être polyglotte.

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MicroBit, Software Carpentry

2016-06-16

Deux sites MicroBit, Software Carpentry autour de la programmation, de sa découverte. A suivre.

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