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histoire - 1/1

Spectacles de marionnettes

2017-12-28

Deux enfants qui fouillent énergiquement le grenier ont toutes les chances de remuer des petites ou grandes choses complètement oubliées. Et ils ont trouvé un gros bout de carton qui une fois retourné s’est transformé en théâtre :

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Et rebelotte… Nous avons raconté une histoire de marionnettes avec les peluches de la maison.

Il était une fois l’histoire d’un petit lapin avec une petite carotte et d’un grand lapin qui n’avait rien. Tandis que ces deux compères discutaient, le plus grand s’aperçut qu’il avait faim et se mit à lorgner sur le déjeuner de son ami. Son ventre se mit à gargouiller et son interlocuteur se rendit compte que sa carotte avait attiré l’oeil de son compère qui lui dit : « Donne-moi ta carotte, je suis plus fort que toi. » « Pourquoi ne vas-tu pas en chercher une ? » lui répondit-il. Voyant que cela n’avait aucun effet, il se mit à courir très vite avec sa carotte entre les dents.

Un lion qui observait la scène songeait bien à faire de ses deux lapins son déjeuner mais il n’avait pas envie de leur courir après et ces deux-là étaient bien partis pour courir longtemps. Il demanda de l’aide à son ami acrobate. Il lui dit que l’arbre serait plus joli avec une carotte accrochée à une branche. Ce serait un peu comme à Noël. L’accrobate en convint et suspendit la carotte à la première branche pour qu’on la vit bien.

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Le lion remercia son ami et se mit à guetter caché dans un fourré. Le petit lapin qui voulait manger sa carotte vit un drôle de fruit orange. Il en fit part à son poursuivant qui aussitôt chercha à l’attraper. Mais il était trop haut. Le petit lapin, plus malin, dit à son poursuivant qu’il pourrait l’attraper pour lui en montant sur son dos. Le gros lapin accepta aussitôt.

Le petit lapin escalada le dos du gros lapin, toujours sa carotte à la main, et arriva à portée de l’autre carotte qu’il trouva fort appétissante, si appétissante qu’il ne put s’empêcher d’y goûter. Le gros lapin s’en rendit compte très vite et remua le dos si fort que le petit lapin tomba. « Mais tu m’avais dit cueillir la carotte pour moi ? » Et le petit répondit : « Oui mais elle était si belle que je n’ai pu résister. » Voyant que son ami était très en colère, il préféra ajouter : « Je te promets de me retenir. » Et les deux lapins recommencèrent la manoeuvre. Et le petit lapin mordilla une seconde fois la carotte toujours mû par sa grande gourmandise. Le gros lapin très mécontent se dit qu’il fallait inverser les rôles et força le petit lapin à lui servir d’escabot. Il essaya de grimper sur le petit dos de son petit ami, mais celui-ci, trop petit, n’était pas assez fort pour résister à son poids. Et tous deux s’écroulèrent. Le petit lapin, tout endolori, commençait à douter de la réussite de l’entreprise. Il dit alors : « C’est bizarre cette carotte dans un arbre. Je me demande comment elle a pu arriver là. » Et le gros lapin répondit : « Quelle importance ? J’ai faim et je veux cette carotte. »

C’est à ce moment que le lion qui attendait toujours, sauta sur les deux lapins et les retint prisonniers. Il se mit à saliver à la vue de l’excellent repas qui était sous son nez. Mais avant, tout content qu’il était, il ne put s’empêcher de raconter à ses deux proies l’histoire de son piège fabuleux.

L’acrobate qui repassait dans le coin comprit comment le lion avait dupé les deux lapins. Il n’était pas très content que le lion lui ait menti de la sorte. Ni une, ni deux, pendant que le lion parlait, il monta dans l’arbre et décrocha la carotte qui tomba sur la tête du lion. Ce dernier, très surpris, relâcha son étreinte. Les deux lapins n’hésitèrent pas longtemps et reprirent leur course folle, toujours à propos d’une carotte. Le lion, qui avait gardé l’autre carotte mais qui n’aimait toujours pas ça pensa au nouveau piège qu’il pourrait tendre à ces deux lapins qui lui donnait si faim. Malheureusement, sans son ami l’acrobate, des idées, il n’en trouvait point.

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Une histoire de marionnettes

2017-08-14

C’est une histoire de marionnettes qui a commencé avec quelques bouts de journaux amolis dans une bassine d’eau, des capsules de cafés usagées, des serviettes en papier émiettées, l’aluminium des barres de chocolat, des tiges pour brochettes, de la gouache, une immense toile cirée, un vieux drap, une paire de ciseaux et beaucoup de colle. Les marionnettes ne peuvent conter que l’histoire pour laquelle elles ont été créées.

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C’est l’histoire d’une chasse aux champignons par trois amis. Parmi eux, deux frères jumeaux, l’un a l’ouïe fine, le second l’odorat infaillible. Le dernier amis a des yeux perçants, il reste un peu en retrait et observe tout en riant sous cape. Un champignon les nargue depuis une petite fenêtre découpée dans le drap qui cache les marionnettistes. Ils n’attraperont le champignon que s’ils s’associent ce qu’ils ne feront qausiment jamais. La suite de l’histoire est laissée à votre convenance.

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Autre histoire pour des marionnettes par encore créées. Elle est inspirée de Bordeaux.

Comme on est a bordeaux, je songe a une relecture de la cigale et la fourmi. Ce sont deux frères qui font du vin. Il faut boucher une bouteille qu’on vient de remplir. Un des frères court après un bouchon qui le nargue pendant que l’autre frère l’attend en buvant ce qu’il vient de remplir. Il attrapera le bouchon en feignant le mort. L’autre revient lui prend le bouchon des mains (un peu furieux) et part boucher la bouteille. Mais il s’aperçoit qu’elle est vide. Il relâche le bouchon.

Le lendemain suite de l’histoire. On recommence et le premier frère fait le mort pour attraper le bouchon mais comme il n’est pas ivre le bouchon le chatouille et cela le fait rire. Le bouchon s’échappe. L’autre frère arrive et lui dit qu’il devrait boire. Bref, ils s’écharpent et le bouchon s’approche pour regarder. C’est alors qu’il l’attrapent. Mais comme il gigote beaucoup, ils font boire le bouchon pour le calmer. Malheureusement, ça le fait grossir et il ne rentre plus dans la bouteille. Ils le relâchent encore.

C’est le genre d’histoire à rallonge.

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Lire et relire la même histoire

2016-08-28

J’écoutais l’émission Comment travaille-t-on avec les enfants à partir des contes ? sur France Inter aujourd’hui. Dans la seconde moitié, la psychanalyste invitée aborde le fait que les enfants redemandent toujours et toujours la même histoire. Au premier abord, j’ai été un peu surpris car j’ai beaucoup raconté d’histoires sans livre à mes petits frères et soeurs et ils ne semblaient pas s’en lasser. Après réflexion, je me suis aperçu que je faisais la même chose en repassant les mêmes séries télévisées ou les bandes dessinées. Je ne relis jamais les livres mais j’en parle avec beaucoup plus de passion. Les relire revient à confronter… Je rêve quand je lis. Ce que je lis la première fois est rarement ce que je lis la seconde. Je regarde distraitement les films. Ce sont des sachets de thés. Ils sont sans détour à la première projection. L’infusion commence une fois qu’on a quitté la salle. Le livre infuse tout de suite. En écoutant cette émission, je me suis dit que j’allais figer l’histoire que j’ai racontée à ma nière il y a quelques jours. J’ai tout figé de travers mais l’esprit de l’histoire demeure. Je repense aussi à ces étudiants qui me disaient lire mes histoires en cours plutôt que de m’écouter parler d’informatique. J’aime bien cette métaphore du sachet de thé qui infuse.

C’est l’histoire d’un éléphant qui voulait se couper les ongles. L’éléphant est coquet, ses pieds le démangent. Il déambule dans la jungle et discute avec ses congénères. Non personne n’a jamais fait ça. Personne n’en jamais eu besoin. Quelle idée ? Il continue son chemin la trompe légère qui l’emmène toujours un peu plus loin. Il atteint bientôt la rivière toujours avec l’envie de se couper les ongles et n’a toujours pas la moindre idée de comment faire. Il n’a pas de ciseaux, n’a qu’une vague idée de c’est. Et ses ongles lui paraissent terriblement loin. Il les a vus pour la première fois la semaine dernière en courbant la tête très fort. Il a découvert des ongles trop longs et personne n’avait osé lui dire. Lui qui voyait toujours les ongles des autres venait de se pencher sur les siens. A la rivière, un crocodile l’attendait à qui il expliqua rapidement son dilemme. Le crocodile lui proposa de donner un coup de dent. Tout heureux l’éléphant le rejoignit dans l’eau. Bublbublbubbule. Que dis-tu crocodile ? Ce dernier releva la tête. Soulève tes pieds ! Ils sont dans la vase. Ah d’accord. Et l’éléphant leva le pied. Deux secondes plus tard, il poussa un hurlement. Aaaaah mais tu m’as arraché le pied ? Il sortit vite de l’eau. Le crocodile s’excusa platement. Il était difficile de voir sous l’eau et il chuchota pour lui-même qu’il avait eu un petit creux.

L’éléphant reparti bien vite et faillit renverser une gazelle qui passait par là. Fais attention mon ami ! Désolé… Un peu choqué il prit quelques secondes pour inspecter ses pieds. Ils étaient toujours là même si on y voyait une étrange marque de dents. La gazelle qui l’observait le trouvait un peu stupide. Elle remarqua aussi le petit zigzag qui saignait un peu. Qu’as-tu là mon ami ? Je voulais me couper les ongles et j’ai accepté l’aide d’un crocodile répondit-il. La gazelle ne voulait pas pousser plus loin la conversation car elle avait peur des crocodiles. Pour se montrer gentille et oublier ces gros lézards tranchants, elle lui proposa de lui limer les ongles. Lève ta jambe pachyderme, je vais y frotter mes cornes. L’éléphant, un peu surpris, ne bougea pas tout de suite. Il pensait qu’elle voulait le soigner. Mais non lève la jambe idiot que je puisse te limer les ongles répéta-t-elle. Il obtempéra en pliant le genou. Je ne sais si vous avez vu un jour un éléphant tenir sur trois pattes. Moi jamais. Et cet éléphant ne fit pas exception. Il leva la jambe de dix centimètres, de vingt puis de trente puis plus haut. La gazelle ne semblait jamais contente et lui demandait toujours plus haut. Il arriva ce qui arrive toujours aux grands animaux qui ne courent jamais. La gazelle l’effleura à peine et il tomba avec grand fracas. Une nuée d’oiseaux prit peur et s’envola. La gazelle s’enfuit très vite. L’éléphant avait failli l’écraser.

Un coucou qui était dans les parages se réjouit de ce petit incident. Il avait vu l’incident et ne voyait aucun danger. Il en profita pour visiter quelques nids et gober quelques oeufs. Une fois repu, il tint à remercier ce gros éléphant bruyant. Coucou dit-il. L’éléphant presque remis sur ses pattes fut encore une fois pris de court. Il faut dire qu’il était tombé sur un arbre qui s’était effondré aussitôt. Il avait des bleus partout. Le coucou était prêt à repartir. Le silence l’incommodait. Coucou dit l’éléphant. Le coucou eu un petit peur. Quand un éléphant dit coucou avec sa trompe, ça ressemble à une trompette qui renifle. Que t’arrive-t-il ? dit le coucou. L’éléphant, un peu groggy, alla à l’essentiel. Il dit qu’il voulait se couper les ongles. Le coucou était très surpris. Il devait son festin à un éléphant qui était tombé sur la tête. Il faut être fou pour se couper les ongles quand on a besoin de s’agripper. Il voulait quand même le remercier et il lui demanda de ne pas bouger. Il alla vers une patte arrière car il se dit que celles-ci bougeraient moins que les autres et il commença à tapoter les ongles de l’éléphant avec son bec. Il tapa pendant six minutes et ne réussit qu’à tailler des pointes dans les ongles de l’éléphant. Un peu frustré de ne pas y arriver, il se mit à piquer un peu partout. L’éléphant qui se n’y attendait pas eut très mal et se mit à courir aussi loin qu’il put. Décidément il n’avait jamais eu aussi mal que depuis qu’il avait décidé de se couper les ongles.

Sa course l’amena à une maison qui lui parut très paisible. Fatigué, il but toute l’eau de la piscine qui avait un drôle de goût et s’endormit sur la terrasse avec un gros mal de ventre.

Maman il y a un éléphant sur la terrasse. Qu’est qu’on va faire? Mais non ce n’est pas possible répondit sa mère qui ne se leva même pas pour vérifier l’histoire de sa fille alors que celle-ci décidait tout simplement de suspendre un hamac entre les deux cornes. Elle s’endormit à son tour. Lorsqu’il se réveilla, l’éléphant avait moins mal mais il avait mal aux cornes. Il essaya de se lever mais sa tête était vraiment très lourde.

Maman cria une petite voix devant lui. Une femme affolée devant lui essayait de l’attraper. Une autre se tenait à une de ses cornes. Tout cela faisait beaucoup et il perdit l’équilibre. La petite fille en profita pour descendre et reprendre son hamac. Avec sa mère, elle se refugia dans la cuisine. L’éléphant essaya de se relever. C’était dur. Il avait mal aux pieds. Il s’aperçut qu’il n’avait plus d’ongles. L’eau devait être empoisonnée. Il ne voyait pas d’autre explication. Il partit aussi vite qu’il put, c’est à dire à reculons car il avait trop mal pour marcher en avant. Au bout d’une journée, il s’affala dans l’eau pour calmer ses pieds enflés. Il avait mal partout. Depuis ce jour, plus aucun éléphant ne veut se couper les pieds mais c’est parce que les mamans éléphants demandent au vieil éléphant sans ongle de raconter son histoire à tous leurs enfants.

De l’autre côté, la maman de la petite fille n’était pas contente du tout car sa fille refusait de se couper les ongles pour les avoir aussi longs que ceux de l’éléphant. Elle ne pouvait même plus mettre de chaussures.

Il faut être pris pour être appris.

Cette phrase ne devrait plus avoir aucun secret.

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Nouvelles histoires

2015-08-23

Lorsque je donnais encore des cours magistraux à l’ENSAE, j’aimais agrémenter le cours d’anecdotes afin de ne pas parler que d’informatique ou peut-être donner envie aux élèves de revenir au cours suivant pas seulement pour l’informatique mais pour ces petites histoires. J’ai ajouté ces vieilles notes plutôt connotées économiques :

A lire à partir du collège.

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